Archives de la catégorie ‘législation’
NOUVELLE ALERTE !
1 février 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE du 28 janvier 2010
La chasse aux Préparations Naturelles Peu
préoccupantes (PNPP), type « purin d’ortie »
recommence.
Aujourd’hui : l’huile de neem devient « un produit dangereux », à détruire en tant que « déchet industriel spécial ».
Le Service Régional de l’Agriculture de Strasbourg (ministère de l’agriculture), par un courrier du 15 janvier 2010, met en demeure l’entreprise Viti.com de détruire 10 l d’huile de Neem en tant que déchet industriel spécial : DIS.
L’huile de Neem est un produit purement végétal traditionnellement extrait d’un arbre local par les populations asiatiques et africaines qui s’en servent comme insecticide, mais qui l’ingèrent aussi comme vermifuge. Elle fait partie de la liste des produits utilisables en agriculture biologique dans le règlement Européen et à ce titre utilisée dans de nombreux pays de la communauté..
PNPP est l’acronyme pour Préparations Naturelles Peu Préoccupantes, concept qui apparaît dans la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques N° 2006-772 du 30 décembre 2006.
Baptisé “amendement purin d’ortie”, ce texte corrigeait la Loi d’ Orientation Agricole du 5 Janvier 2006, qui excluait des produits autorisés quasiment tous les “produits naturels” en usage dans nos champs, nos jardins, nos villes..
Le législateur a clairement exprimé sa volonté de faciliter l’utilisation et la commercialisation des PNPP, cela a été confirmé par un amendement voté par le sénat, dans l’alinéa c), article 31, Chapitre III, de la Loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement.
Non seulement, malgré les deux votes des deux assemblées, les Pnpp ne sont toujours pas clairement facilitées, mais l’administration classe certaines d’entre elles parmi les produits dangereux : est-ce parce qu’ils’agit d’un bien commun issus de savoirs populaires ? En effet une tentative de breveter le neem a heureusement été annulée après 10 ans de procès gagnés par les organisations paysannes indiennes et l’organisation mondiale de l’agriculture biologique.
Nous mesurons à quel point le discours sur la réduction des pesticides relève plus d’un plan communication que d’une réelle volonté de voir aboutir des alternatives.
Un nombre croissant d’utilisateurs (jardiniers, agriculteurs, collectivités locales..) et indirectement de consommateurs, soucieux de préserver l’environnement comme la santé humaine, manifestent constamment leur inquiétude auprès des élus.
Le Grenelle II doit être l’occasion pour les députés de réaffirmer leur volonté de faire cesser ce double langage.
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Loi Grenelle II et P.N.P.P: encore et toujours !
9 novembre 2009
…Et voilà que nous sommes dans la dernière ligne droite (avant-dernière tout au plus !) des débats sur la Loi grenelle II.
La commission de l’Assemblée nationale chargée de rédiger une proposition de texte qui sera débattue début 2010 est au travail. Il faut l’interpeller !
Rebelote: nouvelle pétition en ligne et proposition de lettre à adresser aux responsables de la commission d’une part, aux députés de vos circonscriptions d’autre part.
Diffusez largement ce qui suit et le lien vers les cyberacteurs en fin d’article !!!
Objet : Reconnaissance et procédures allégées concernant le « Purin d’orties » et les quelques cent autres Préparations Naturelles Peu Préoccupantes
Les députés comme les sénateurs ont voté et adopté à plusieurs reprises un amendement dit PNPP (Préparations Naturelles Peu Préoccupantes) à la loi sur l’eau pour corriger la L.O.A (Loi d’Orientation Agricole) de janvier 2006 (en décembre 2006 puis en janvier 2008 au Sénat dans le cadre de la Loi Grenelle I) .
Trois ans plus tard, malgré la volonté exprimée par le législateur, et contrairement à la réglementation adoptée par de nombreux Etats Européens voisins parmi lesquels on retrouve l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Grande Bretagne , les dites PNPP restent interdites en France (les premières interdictions de commercialisation remontent à 2002 !) : un décret du 23 juin 2008, s’il facilite les procédures d’homologation en France et reconnait notamment qu’elles relèvent du domaine public (ce qui constitue en soi une avancée d’importance !), exige au préalable, comme pour les pesticides de synthèse et autres produits phytosanitaires du même type, l’inscription des matières actives utilisées sur une liste européenne (*) selon une procédure inadaptée, longue, très coûteuse et complexe…En bref, inaccessible !….
Avec des financements du Ministère de l’agriculture, l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) a tenté de relever le défi pour 5 dossiers pour autant de substances (parmi les quelques 150 candidates répertoriées aujourd’hui). Résultat après 15 mois de travail : aucun dossier n’a franchi avec succès le seuil de la validation de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et n’a donc pu être proposé à « l’examen de l’Europe » !
Cette situation est en totale contradiction avec l’amendement voté en 2006 puis en 2008 qui indiquait clairement : « Ces dispositions (concernant la mise sur le marché, l’utilisation et la détention des produits phytopharmaceutiques) ne s’appliquent pas aux préparations naturelles peu préoccupantes … ».
La contradiction est encore plus grande avec la loi Grenelle I qui dit : « Amendement n°294 rectifié /bis : compléter la troisième phrase du septième alinéa (c) de cet article par les mots :
‘et en facilitant les procédures d’autorisation de mise sur le marché des préparations naturelles peu préoccupantes’ »
L’objectif de réduire de 50% la quantité de pesticides employée à l’horizon 2018 prendra tout son sens si les agriculteurs, les jardiniers et les collectivités locales (beaucoup d’entre elles se sont déjà engagées pour un objectif de « 0 pesticide ») ont accès à ces alternatives que représentent les PNPP.
Par ailleurs, les Agriculteurs (toutes spécialités confondues) et autres organisations professionnelles de ce secteur (comme celles des professionnels des métiers du paysage et de la gestion des Espaces verts, de l’horticulture…) expriment de plus en plus leurs besoins de se former aux nouvelles techniques et méthodes respectueuses de l’environnement et des êtres vivants. Aussi, imposer aux communicants sur les PNPP, comme le prévoit la Loi Grenelle II, les mêmes obligations de certification que pour les producteurs et distributeurs de produits phytosanitaires chimiques classiques constitue un frein à des pratiques conformes à l’esprit d’ « Ecophyto 2018 ».
Pour conclure, nous vous demandons donc de :
- faire en sorte que la reconnaissance des PNPP soit intégrée à la loi Grenelle II pour en favoriser le développement en tant qu’alternatives aux pesticides et soutenir un amendement identique à celui proposé par M.C Blandin aux Sénateurs et Sénatrices à l’occasion des débats sur la Loi Grenelle II et rejeté parce qu’il n’a pas été situé dans le contexte de la réglementation européenne (amendement 763sur l’article 36 et amendement 768 sur l’article 40).
- après l’article 40, insérer un article additionnel ainsi rédigé : « le ou les éléments naturels non génétiquement modifiés, à partir desquels sont élaborés les préparations naturelles peu préoccupantes, sont inscrits dans une liste tenue à jour et publiée par le ministre de l’agriculture. Sont inscrites de droit sur cette liste, les plantes visées par les articles D. 4211-11 et L. 5121-14-1 du code de la santé publique.
« les préparations naturelles peu préoccupantes ne sont pas des produits phytopharmaceutiques au sens de la directive 91/414/CE »
(*) Annexe I de la Directive Européenne 91/414 CE
Signataires :
- ASPRO-PNPP
- Nature et Progrès
- « Les Amis de l’Ortie »
- La Confédération Paysanne
- « Les Amis de la Terre »
Pour signer notre pétition en ligne et adresser un courrier aux députés : cliquer ici !!!
Tags : Grenelle II, Réglementation
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Les PNPP toujours dans le collimateur….
15 octobre 2009
Alors que collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent, ces produits, alternatives réelles aux pesticides et autres produits chimiques, sont toujours interdits en France. Un cas unique en Europe et probablement dans le monde, que le Sénat a souhaité confirmer au nom de l’environnement lors du vote de la loi « Grenelle II ».
La loi sur l’eau de décembre 2006 puis la loi « Grenelle I » ont reconnu la spécificité des produits naturels peu préoccupants (PNPP) et la nécessité d’adapter les normes de commercialisation à ces spécificités. Puis, un décret du ministère de l’Agriculture du 23 juin 2009, que nous qualifions de scélérat, leur a imposé les mêmes contraintes européennes que pour les pesticides de l’industrie chimique, ce que la réglementation européenne n’impose pas. En effet, chez nos voisins allemands ou espagnols par exemple, les PNPP sont classés dans une catégorie spécifique qui en simplifie l’usage et permet leur commercialisation
Lors du vote de la loi « Grenelle II » le 6 octobre dernier, un amendement rédigé par Madame Blandin, sénatrice du Nord, prévoyait de clarifier la situation en excluant les PNPP des produits phytopharmaceutiques pour ne pas subir la contrainte de la directive européenne 91/414/CE qui ne régit pas ce type de produits.
Mme Chantal Jouanno (Ministère de l’écologie) reconnaît la lourdeur des procédures mais s’enferme dans la logique de ministère de l’Agriculture pour rejeter l’amendement qui pouvait permettre enfin la reconnaissance des PNPP, en attente depuis 3 ans. Difficile de ne pas voir là le poids des lobbies de l’agrochimie qui nous place bien loin de ce qui devait être l’esprit du « Grenelle » et encore plus loin de la préservation de l’environnement et de la santé.
Le Gouvernement communique à tout va sur la réduction des pesticides et parallèlement bloque avec détermination les alternatives crédibles.
En attendant, les contrôles et les intimidations se poursuivent auprès des agriculteurs ou même dans des stations expérimentales qui utilisent des produits agréés par le règlement européen de l’agriculture biologique mais interdits en France au nom de cette réglementation inadaptée.
Cette contradiction n’est pas anodine. Si on exclut les produits naturels qui ne sont pas homologués et que l’on ne travaille qu’avec les produits officiellement homologués en France, l’agriculture biologique est impossible dans de nombreux secteurs.
La même loi Grenelle II prévoit un agrément et une certification obligatoires de tous les agriculteurs pour l’usage des produits phytopharmaceutiques. N’oublions pas que tout ce qui n’est pas homologué est interdit et que toutes les préparations naturelles faites a partir de recettes de nos grands-mères sur nos exploitations ne sont pas homologuées. Si elles restent classées parmi les phytopharmaceutiques, la Protection des Végétaux peut dresser procès verbal, et retirer la production de la vente.
Nous ne pouvons plus vivre des tolérances exceptionnelles sans cesse remises en cause. Il est grand temps que les députés rattrapent les erreurs du Sénat et imposent une réelle reconnaissance des Alternatives aux pesticides en France.
L’ASPRO-PNPP (Association pour la Promotion des produits Naturels Peu Préoccupants)
…Merci de communiquer largement ce texte auprès de vos médias locaux et merci encore de nous signaler votre démarche !
Tags : Grenelle, homologation, législation
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Communiqué suite au décret du 23/06/09
15 juillet 2009
Je vous invite à lire le communiqué ci-dessous et à le diffuser le plus largement possible.
Merci d’avance aux associations et entreprises en accord avec ce communiqué de nous le faire savoir afin que nous les ajoutions à la liste des signataires.
La route semble encore longue avant que les PNPP soient enfin reconnues comme étant une réelle alternative….
Pour lire le communiqué, cliquer ici !
Pour lire l’article de Terre Vivante, cliquer ici !
LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES DU COMMUNIQUE:
ASPRO-PNPP, NATURE ET PROGRES, LES AMIS DE LA TERRE, LA CONFEDERATION PAYSANNE, LES MOUVEMENTS ET SYNDICATS DE L’AGRICULTURE BIODYNAMIQUE, LA FNAB (Fédération nationale pour l’Agriculture Biologique), le MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures), “Les Amis de l’Ortie”, Actuel Paysage, Pascale MASSON (Productrice de fruits et légumes en Agriculture Biodynamique), la FNAP (Fédération Nationale Accueil Paysan), J3C (Producteur de PNPP), F’Ortie’ch (Producteur de PNPP), Vincent MAZIERE (Formateur en techniques et traitements bioécologiques),
Tags : communiqué, décret, pnpp
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Le décret “PNPP” est paru….
6 juillet 2009
…Au journal officiel du 23 juin 2009 !
Rien d’allégé !
En attendant les commentaires et la mise en place d’actions, voici le lien pour le consulter:
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020788327&dateTexte=&categorieLien=id
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12922 signatures plus tard (*)….
12 mai 2009
…Le décret fatidique et tant attendu (et non pas celui tant espéré !) est à l’étude au Conseil d’Etat
depuis 1 mois environ… Il faut en compter encore 2 sans doute pour voir une version finale retoquée (?) avant qu’un Ministre de l’Agriculture (Lequel ?) n’y appose sa signature quelques jours, semaines ou …mois après !
Restons en alerte…Trop de fonctionnaires chargés de ce dossier applaudissent des 2 mains pour que nous soyions rassurés quant aux futures procédures d’homologation, en particulier sur le plan européen (rappelez-vous l’épisode de l’extrait de prêle interdite à la vente à la fin de ce mois de mai !).
Ce sont justement ceux-là qui étalent leur optimisme qui refusent le plus souvent de nous confirmer leurs dires après que ces derniers aient été imprimés noir sur blanc dans des supports médias reconnus… Sans aucun doute, le journaliste aura mal compris ! (France Nature Environnement, Rustica plus récemment).
L’inquiétude et les attentes sont réelles en constatant les adhésions à l’association qui se succèdent: pas moins de 80 associations et entreprises à ce jour !
Les débats sur la loi “Grenelle 2″, c’est pour bientôt ! Là encore, nous devons faire de sorte que les amendements votés successivement par les Assemblées en 2006 et, une fois encore, réaffirmés en janvier dernier, ne soient pas enterrés ou sortis de leur contexte avec la législation européenne… Les Ministères français concernés n’ont pas fait de zèle en matière d’information des législateurs, c’est le moins que l’on puisse dire !
Signez et faites signer la pétition… Elle reste d’actualité : trop de gens pensent que la “guerre de l’ortie” fait partie du passé.
Vigilance, vigilance…
(*) 10119 signatures en ligne; 2803 signatures sur pétitions “papier”
(Pour signer ou télécharger la pétition, rendez-vous en fin de l’article précédent)
Tags : Ajouter un tag, décret, législation, pnpp
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Question de Monsieur Dumas, député du Gard, à Monsieur le Ministre de l’Agriculture….
31 mars 2009
….et la réponse du Ministère.
Question publiée au JO le 04/11/2008:
“M. William Dumas attire l’attention de M. le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur l’Avis publié au journal Officiel du 21 août 2008 interdisant l’usage d’extrait de prêle (Equisetum) à partir de fin 2009. Cette disposition paraît en contradiction avec les discussions actuelles dans le cadre de la loi Grenelle I visant à faciliter l’accès aux PNPP (produits naturels peu préoccupants).
L’ASPRO-PNPP, représentant producteurs, distributeurs et utilisateurs, rappelle qu’un amendement à la loi sur l’eau a été adopté en décembre 2006 pour corriger les excès de la loi d’orientation agricole à l’origine de “La guerre de l’orite”. Deux ans plus tard, les agriculteurs, jardiniers et consommateurs, ne comprennent pas ce nouvel interdit. En conséquence, cette association demande que les autorisations de mise sur le marché des PNPP (largement accessibles dans plusieurs pays européens) soient réellement facilitées, dans le cadre de la loi Grenelle I.”
Réponse publiée au JO le 03/03/2009:
“La mise sur le marché des produits antiparasitaires à usage agricole est strictement réglementée depuis 1943. Cette réglementation a fait l’objet d’une première harmonisation communautaire par la voie de la directive 91/414/CEE du 15 juillet 1991. Suivant cette réglementation, les produits phytopharmaceutiques, quelle que soit leur nature, doivent faire l’objet d’une évaluation des risques et de leur efficacité, et d’une autorisation préalablement à leur mise sur le marché. L’objectif de ce dispositif est d’assurer un haut niveau de sécurité aux citoyens de l’Union européenne, aux applicateurs de ces produits et à l’environnement. Il vise aussi à garantir la loyauté des transactions entre le metteur en marché et l’utilisateur des produits considérés, notamment du fait de l’évaluation de leur efficacité. La loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006 n’a pas remis en cause les objectifs généraux de la législation en vigueur. Elle améliore la séparation entre évaluation (désormais confiée à l’AFSSA) et gestion des risques relatifs à ces produits à travers son article 70. Elle introduit une interdiction de recommandation d’utilisation de produits phytopharmaceutiques non autorisés. Cette interidiction vise à préserver les intérêts des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques qui, du fait de cette recommandation, s’exposeraient à des sanctions pénales en utilisant des produits phytopharmaceutiques non autorisés. cette nouvelle disposition qui complète celle relative à la publicité commerciale sur des produits de même nature n’est pas restreinte à une catégorie de produits. Elle s’applique à tout produit phytopharmaceutique qui fait l’objet d’une mise sur le marché. La mise sur le marché est une transaction (onéreuse ou gratuite) entre 2 parties. Le fait de préparer, en vue d’une utilisation à titre personnel, un produit phytopharmaceutique comme du purin d’ortie, ne constitue pas une mise sur le marché. La disposition d’interdiction de recommandation d’utilisation ne s’applique donc pas lorsque cette recommandation porte sur des procédés naturels ou recette mis en oeuvre par le particulier en dehors de toute mise sur le marché. De même, l’élaboration par l’utilisateur final à la ferme ou au jardin des préparations considérées ne nécessite pas d’autorisation préalable. En application de l’article 36 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, adoptée le 26 décembre 2006, les prépérations naturelles phytopharmaceutiques peu préoccupantes relèvent d’une procédure simplifiée qui doit être précisée par décret. Conformément à la procédure communautaire en vigueur, le projet de décret a été notifié aux Etats membres et à la commission européenne au titre de la directive 98/34/CE applicable aux mesures techniques susceptibles de créer des entraves au commerce et à la libre circulation. Les Etats membres et la Commission disposaient d’un délai désormais échu pour faire part de leurs observations. La procédure de consultation du Conseil d’Etat vient d’être engagée afin d’achever la procédure d’adoption et d’entrée en application de ces nouvelles dispositions. La délivrance d’une autorisation de mise sur le marché est dépendante du dépôt d’une demande en bonen et dûe forme. Les services du Ministère de l’agriculture et de la pêche n’ont pas connaissance de dossier en souffrance de cette nature. En outre aucune mesure de retrait de mise sur le marché n’a été engagée contre des produits relevant de la définition donnée pour l’appellation préparation naturelle peu préoccupante. Il convient de noter que le réglement relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques qui sera prochainement adopté fixe des critères harmonisés à l’ensemble des Etats membres sur cette catégorie de produits.”
…Un prochain texte tentera de proposer commentaires et analyses ! En attendant, la pétition reste d’actualité: pour la télécharger, c’est ici !!! Pour la signer en ligne, c’est là !!!
Aujourd’hui, elle a recueilli 11832 signatures (9596 en ligne et 2236 sur papier…Il faut poursuivre !
…Pour télécharger notre brochure, cliquer ici !!!
Tags : législation, pétition, pnpp
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COMMUNIQUE….
11 février 2009
COMMUNIQUE
Nouvelle étape: le Sénat reconnaît les PNPP (Préparations Naturelles Peu Préoccupantes), alternatives aux pesticides.
A l’occasion de la discussion sur la loi « Grenelle I », les Sénateurs viennent d’adopter un amendement à l’article 28 visant à faciliter les procédures d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP).
Les Associations et tous les signataires des pétitions adressées à Bruno SIDO (rapporteur du projet de loi) – plus de 8000 signatures en ligne et 500 signatures par courrier – se félicitent d’avoir été écoutées. Le même Bruno SIDO a déclaré: «… un amendement qui m’a valu d’être submergé de dizaines de milliers de mails identiques…(sourires)…Mais j’ai compris le problème qu’évoquaient les auteurs de ce message et c’est pourquoi j’ai proposé à la Commission d’émettre un avis favorable ».
Un décret doit cependant encore voir le jour.
Il prévoit malheureusement, dans sa rédaction actuelle, de renvoyer à une procédure européenne lourde, coûteuse, longue et inappropriée qui privera la majorité des PNPP de toute possibilité d’accès au marché. Ce décret est donc en complète opposition au texte de loi « Grenelle I » cité précédemment.
Rappelons qu’il s’agit de préparations naturelles peu préoccupantes et qu’il n’y a donc pas lieu d’appliquer les mêmes procédures que pour les pesticides chimiques.
La loi « Grenelle II » pourrait aggraver encore cette menace: le projet actuel impose un agrément et une certification pour toute vente, utilisation ou communication concernant les produits phytopharmaceutiques, sans aucune dérogation pour les PNPP. Les jardiniers n’auront-ils plus le droit d’utiliser ou même de s’échanger la recette du purin d’orties au prétexte qu’il ne rentre pas dans les normes du règlement européen ?
Nous restons convaincus que les députés suivront le vote du Sénat.
Nous interpellons à nouveau le gouvernement et nos élus pour que cet amendement soit traduit clairement et concrètement dans ses décrets d’application et dans la loi « Grenelle II » et qu’il soit publié dans une forme qui permette la mise sur le marché effective des PNPP. C’est le voeu émis par les consommateurs, les agriculteurs, les jardiniers, les collectivités locales et tous les défenseurs de nos milieux vivants.
Nous restons vigilants pour que, malgré le vote des Sénateurs, un décret et la loi « Grenelle II » ne viennent assassiner définitivement les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes.
Le 10 février 2009,
L’ASPRO-PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants)
Nature et Progrès
La Confédération Paysanne
L’Association des Amis de l’Ortie
Les Amis de la Terre
Le Syndicat de l’Agriculrure Bio-Dynamique
Contacts:
Vincent MAZIERE: 02.50.69.10.75 / 06.82.82.58.13 mel: aspro.pnpp@gmail.com
J.François LYPHOUT: 05.53.05.28.44
AUJOURD’HUI VENDREDI 13 FEVRIER, NOTRE PETITION A DEJA RECUEILLI 9444 SIGNATURES (8445 en ligne, 999 par courrier) ! Il faut persévérer !!!
Tags : amendement, Grenelle, presse
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Communiqué de Presse…
26 janvier 2009
Sévices publics, Jardiniers et Paysans Très Préoccupés (JPTP!)….
Une pétition souligne leur angoisse et recueille plus de 5000 signatures en 48 h !
Que se passe-t-il aux champs et dans nos jardins de si inquiétant ?
Le bruit court que demain, cultiver son jardin ou son champ deviendrait un délit de fait !
Soit on utilisera des produits homologués et leurs résidus toxiques, soit on sera hors la loi !
Paranoïa ? Science fiction ?
L’épisode de la guerre de l’Ortie de 2006 a déjà démontré le bien-fondé de cette hypothèse plus que réaliste.
Il s’agit bien d’un inquiétant constat: les outils de la répression contre le maintien, l’usage et le développement de pratiques culturales respectueuses de l’environnement et de la santé humaine se mettent sournoisement en place…
Et ce, contre les volontés des citoyens, des députés et sénateurs !
Cultiver son jardin selon ses propres choix éthiques ne sera plus possible demain, ainsi en a décidé l’administration française, en choisissant d’enterrer le projet de décret qui devait définir des conditions de commercialisation simples, peu coûteuses et rapides pour les préparations naturelles peu préoccupantes du domaine public, les fameuses PNPP ! Un projet toujours enfermé dans les tiroirs qui prévoit de renvoyer à une procédure européenne coûteuse, longue et inappropriée.
Le cri d’alarme est lancé par l’ASPRO-PNPP (Association pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants) et ses partenaires signataires du présent communiqué de presse via une pétition(1) dont le succès fulgurant témoigne de l’inquiétude grandissante suscitée par l’évolution désastreuse d’un dossier dont on était en droit d’espérer une issue rapide et heureuse…Et pour cause, tous les acteurs concernés semblaient en accord pour avancer rapidement sur ce sujet…Il n’y a donc pas impasse de la négociation, mais bien la volonté manifeste de ne pas faire aboutir un dossier qui dérange…
Mais qui au fait ? L’administration seule et pourquoi ?
Nous n’aurons jamais de réponse à cette question, les deux responsables du dossier au Ministère de l’Agriculture vaquent depuis plusieurs mois à de nouvelles fonctions; ils n’ont pas été remplacés !
Il semble admis que, profitant d’une législation européenne adaptée aux seuls pesticides de synthèse, le simple fait de laisser traîner en longueur l’adoption du décret suffise à le rendre caduc !
Seule une nouvelle mobilisation d’ampleur auprès des élus pourra relancer le processus de reconnaissance de produits traditionnels efficaces. Chaque jour, de nouvelles informations nous montrent qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de santé publique pour lequel le citoyen reste très mobilisé…
L’urgence est de mise: diffuser cette information au plus grand nombre prend des allures de service public, une manière de contrer d’inacceptables sévices publics….
Merci à tous.
L’ASPRO-PNPP et ses partenaires(2): les Amis de l’Ortie, les Amis de la terre, la Confédération Paysanne, Nature et Progrès…
Pour relayer ou soutenir cette action: http://www.aspro-pnpp.org
Pour nous contacter:
- Mel: aspro.pnpp@gmail.com
-
La pétition « Pour la reconnaissance des alternatives naturelles aux pesticides de synthèse » a reçu, lors de son lancement, plus de 100 signatures à l’heure pendant 48 heures….
-
La liste complète des partenaires est disponibles sur le site de l’ASPRO-PNPP.
P.S: aujourd’hui 31 janvier, la pétition a recueilli plus de 8000 signatures !!!
Tags : communiqué, Grenelle, presse
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De qui se moque-t-on ???
23 décembre 2008
APPEL
Pour la reconnaissance des PNPP, alternatives aux pesticides de synthèse
Les sénateurs comme les députés ont voté un amendement dit « Préparations Naturelles Peu Préoccupantes » à la loi sur l’eau en décembre 2006. Cet amendement avait pour but de corriger la LOA (loi d’orientation agricole) de janvier 2006 en prévoyant une procédure simplifiée, fixée par décret, destinée à permettre leur commercialisation et leur utilisation.
Concrètement, avec la LOA, quasiment tous les produits naturels s’étaient retrouvés exclus des produits autorisés à l’usage dans nos champs, nos jardins mais aussi nos villes, du fait des coûts exorbitants des homologations et de l’inadaptation des procédures.
Un moyen subtil de laisser le monopole aux pesticides de synthèse.
Pour l’instant, la loi Grenelle 1 ne reprend pas l’amendement PNPP de la loi sur l’eau et ne tient pas compte d’une proposition en faveur des PNPP, présentée par l’UMP (initialement Lionel Tardy), appuyée par Germinal Peiro (PS) puis par William Dumas (PS) et François Sauvadet (Nouveau Centre). Tous les quatre (députés) ont déposé des questions écrites au gouvernement (sans réponse à ce jour). Ces questions interrogent le ministère de l’agriculture sur le fait qu’après 2 ans, les PNPP ne sont toujours pas autorisées en France.
Un projet de décret proposé par l’administration chargée de mettre en application l’amendement à la loi sur l’eau est rédigé depuis fin 2007. Or, ce projet de décret stipule que les matières premières comme les plantes doivent : « avoir fait l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives en application des articles R. 253-5 et suivants du code rural et ne pas avoir fait l’objet d’une décision de refus d’inscription ». Une procédure longue et très coûteuse, loin de l’esprit de l’amendement à la loi sur l’eau, qui bloque toute alternative.
Ceci est en totale contradiction avec l’amendement voté qui indiquait « Ces dispositions ,ne s¹appliquent pas aux préparations naturelles peu préoccupantes… »
Pourtant, de nombreuses PNPP non homologuées en France sont autorisées et utilisées dans de nombreux pays Européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pays Bas, Royaume Uni …
Le projet de loi dit Grenelle II prévoit une obligation d’agrément et de certification pour toute commercialisation et utilisation de produits phytopharmaceutiques, ainsi que pour toute communication, même générique, sur leur intérêt, sans dérogation pour les PNPP. Le coût et les normes liées à ces agrément et certification rendront impossible leur utilisation. Qui plus est, ces procédures sont totalement inadaptées aux PNPP.
Aujourd’hui, le gouvernement s’est fixé pour objectif de diminuer de 50% l’usage des pesticides. Mais cette intention louable a une face cachée : le blocage des alternatives aux pesticides mettra de facto l’agriculture dans l’impossibilité de la respecter.
Ce blocage des alternatives aux pesticides limitera également l’autonomie des jardiniers.
Déjà, les producteurs de fruits et légumes dénoncent l’obligation de réduction des pesticides car ils craignent, faute d’alternatives, de ne pas pouvoir assurer les récoltes en 2009. Ils demandent des dérogations.
Nous assistons à un retour en arrière alors que les solutions peuvent exister.
C’est une question de choix…et de reconnaissance.
Qui de bonne foi, peut encore contester les effets négatifs des pesticides de synthèse sur la santé ?
Leur coût parfois élevé, leur efficacité parfois très discutée n’en font pas des solutions durables ni indispensables. L’image même des aliments produits avec de telles substances est dégradée.
En tant que usagers et consommateurs, nous sommes les premiers concernés.
Nous demandons la reconnaissance des PNPP dans les lois Grenelle1 et Grenelle2, pour en favoriser le développement comme alternatives aux pesticides, avec des procédures d’agrément allégées, adaptées, faciles et rapides à mettre en œuvre.
Le 20 décembre 2008,
Signataires :
-
ASPRO – PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants)
- Nature et Progrès
- Les Amis de la Terre
- La Confédération Paysanne
- Les Amis de l’Ortie
- Les mouvements de l’Agriculture bio-dynamique
- Terre Vivante
- La Maison du Jardin
- Editions de Terran
- PROFERTYL
- F’ORTIE’CH
- Jardin’envie
- Les Amis de la Terre des Landes
- Les Amis de la Terre du Périgord
- Les Amis de la Terre Limousin
- Sté Jean-Paul DEVAY
- KOKOPELLI
- Bio Consom’Acteurs
- Les Amis de la Terre Nord
- Les Amis de la Terre Paris
- Agence du Développement Durable Appliqué
- “Nature et Equité”, Picardie
- Jean-Luc FOULON (Agriculteur)
- Ph.COUDRAY, Auteur, “Simple citoyen”
- Association “Les Chantiers du Monde”
- SEPANSO Dordogne
- Syndicat d’Agriculture Bio-dynamique
- Doman Chalosse Vivante
- Action Consommation
- ….des dizaines de jardiniers amateurs et particuliers de toutes professions nous ayant témoigné leur soutien !!!
Une pétition sera en ligne dès la semaine prochaine: merci d’être vigilants !
Pour soutenir cet appel, écrivez-nous: aspro.pnpp@gmail.com
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Tags : Grenelle, législation, pnpp
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